Publié le 30 septembre 2024 à 13h08.
Mis à jour le 7 février 2026 à 13h54.

Vidéos

Ma Hong

Dix vidéos intéressantes

Boîtier de 10 VCD.

Ma Hong a tourné dans un très grand nombre de vidéos pédagogiques, de démonstrations et d’interviews sur le taiji. Il suffit de taper « Ma Hong tai chi » dans YouTube pour s’en rendre compte.

Parmi les nombreuses vidéos, un ensemble de 10 VCD d’approximativement une heure chacun est particulièrement intéressant. Les 7 premiers sont un cours sur le di yi lu (premier enchaînement) 83, les 3 derniers sur le paochui (deuxième enchaînement) 71. Ils sont en vente dans différents sites Internet dont, par exemple, Chinese Martial Arts On Disc où Michel, notre enseignant, a acheté le boitier complet.

Les 7 premiers VCD du di yi lu ont été versés dans YouTube. Nous n’avons pas réussi à trouver les 3 vidéos correspondant aux 3 derniers VCD relatifs au paochui. Il est possible que Ma Hong n’ait pas souhaité mettre à la portée de tout le monde le deuxième enchaînement. Cette forme est peut-être réservée aux gens suffisamment impliqués dans le taiji pour être prêts à dépenser 120 $US. Cela pourrait aussi éviter que des novices s’abîment les genoux en tentant d’exécuter un enchaînement pour lequel ils n’auraient pas le niveau nécessaire (cf. section Le style enseigné au CEPI de la page Lignée).

Contenu des 10 vidéos

Les 6 premiers VCD (ou vidéos YouTube) constituent un cours sur la version de Ma Hong du di yi lu du xin jia du da jia (le 83). Le premier VCD commence par une introduction générale de 4 minutes de fragments de la forme et de différents extraits des VCD. Ensuite, Ma Hong exécute le di yi lu complet à pleine vitesse jusqu’à la minute 18. Ce n’est que vers 18 minutes et 20 secondes que le cours débute.

La partie correspondant au cours est structurée en chapitres, chacun d’entre-eux étant centré sur une ou plusieurs des 83 séquences du di yi lu. Les chapitres sont généralement constitués de trois parties. Dans la première Ma Hong montre la séquence correspondante.  Ensuite il la détaille avec une étudiante qu’il corrige pour illustrer ce qu’il faut faire et souligner les erreurs à éviter. Enfin, il montre des applications possibles de la séquence sur un étudiant.

Le 7e VCD de 23 minutes ne contient que l’exécution du 83 par Ma Hong à vitesse lente.

Enfin, les trois derniers VCD sont structurés comme le cours sur le di yi lu, mais ils détaillent les 71 séquences du paochui de la lignée.

Les VCD sont en mandarin sans sous-titre. Néanmoins, ils constituent une source d’information inestimable sur les deux enchaînements.

Voici la première vidéo :

Comme mentionné plus haut, les 7 premières vidéos sont disponibles dans YouTube.

FAQ (Questions fréquentes)

Cette section contient des informations subjectives qui sont le reflet de ce que notre enseignant, Michel Pitermann, pensait lors de la dernière mise à jour de cette page (cf. sommet de la page pour la date de dernière mise à jour).

Cliquez sur les symboles + pour faire apparaître les réponses.

Les mouvements étudiés en cours sont-ils les mêmes que ceux exécutés par Ma Hong dans les vidéos ?

Non, ils diffèrent légèrement :

  • Nous exécutons les mouvements plus lentement avec très peu de variations de rythme.
  • Nous ne produisons pas le fajing (les mouvements explosifs).
  • Nous pratiquons les mouvements avec une posture plus haute.
  • Certains mouvements sont simplifiés avec plus de rondeur, parfois une amplitude plus modeste, parfois plus large.
  • Ma Hong désynchronise occasionnellement certaines parties du corps, nous jamais.
  • Nous marquons beaucoup plus l’absorption de la force de l’adversaire en début de mouvement.  Ma Hong va parfois jusqu’à la gommer quasi complètement.

Par contre, la séquence est la même et il est facile de faire les liens entre les vidéos de Ma Hong et le travail effectué en cours grâce aux explications données ci-dessous.  Ces changements sont motivés dans les questions suivantes, mais tout tourne autour de la recherche de la relaxation la plus profonde et la compréhension de principes fondamentaux de taiji quan lorsque l’on débute la discipline.

Étant donné que les mouvements étudiés en cours sont sensiblement différents de ceux des vidéos, ne vaut-il pas mieux se contenter des cours plutôt que de s'entraîner avec les vidéos de Ma Hong légèrement différentes du cours ?

Non. Tout art, comme la musique, le dessin ou le taiji quan, a intérêt à être pratiqué en dehors des cours, même imparfaitement. Les cours servent à étudier des concepts et des techniques, l’entraînement personnel permet de les intégrer.  Et il est plus simple de modifier un mouvement connu que de tout apprendre à partir de zéro.   Même argument si l’on a vu un mouvement en cours et on l’a oublié.  La vidéo aide à se remémorer ce que l’on a vu, quitte à changer un peu au cours suivant ce que l’on vient de réapprendre avec la vidéo.

Pourquoi pratiquer les mouvements si lentement contrairement à Ma Hong ? Après tout, c'est lui le Maître !

Comme c’est détaillé au cours, l’ajustement postural est très important et doit être affiné pour chaque millimètre de la forme. En outre, les principes de taiji quan doivent être scrupuleusement appliqués à chaque instant dans tous les mouvements. Travailler lentement permet de contrôler ce que l’on fait, d’affiner notre ajustement postural et de travailler chaque principe individuellement.

Pourquoi ne pas produire le fajing (attaques explosives) ?

Parce que lorsque l’on ne possède pas un haut niveau, la production du fajing se fait exclusivement à l’aide de violentes contractions musculaires. Elles freinent les progrès en décontraction alors que cette dernière est fondamentale pour progresser dans l’art. Plus de 20 ans d’enseignement m’ont conduit à conclure que les élèves qui ne pratiquent pas le fajing pendant l’exécution de la forme s’améliorent beaucoup plus vite que les autres. Le fajing peut être entraîné en dehors de la forme, puis introduit occasionnellement dans celle-ci afin d’évaluer ses progrès. Mais en régime de croisière, il vaut mieux pratiquer la forme lentement, sans fajing, du moins pendant les premières années.

Mais serais-je capable de bouger vite avec force si je travaille la plupart du temps lentement ?

Oui. Le travail lent permet d’améliorer beaucoup plus vite l’ajustement postural et la maîtrise des principes fondamentaux du taiji quan qu’un entraînement basé sur la vitesse de mouvements. Ces progrès permettent ensuite de se mouvoir très rapidement en générant beaucoup de force. En général, les élèves voient leur force augmenter significativement dès la fin du premier mois de travail, et la vitesse suit quelques temps plus tard. Tout cela en accroissant sa décontraction musculaire amenant les nombreux bénéfices attendus dans le domaine du bien-être et de la santé.

Pourquoi travailler avec des postures aussi hautes ?

Ma Hong était petit et s’entraînait plusieurs heures par jour. Il développa ainsi une musculature et une souplesse lui permettant d’adopter des postures très basses tout en conservant un haut degré de décontraction musculaire. Ce n’est généralement pas le cas des pratiquants de taiji quan, surtout lorsque l’on débute. Dans ce cas, il vaut mieux travailler haut afin de favoriser la décontraction musculaire dans les jambes pour libérer les os dans les articulations pour un meilleur ajustement postural. Si l’on descend trop vite nos postures en début d’apprentissage, les contractions musculaires intenses nécessaires pour maintenir des positions basses « verrouillent » les os dans les articulations empêchant tout ajustement fin des postures.

Pourquoi simplifier et arrondir certains mouvements par rapport à ce que fait Ma Hong ?

Arrondir les mouvements en les simplifiant permet de mieux conserver son ajustement postural.  Cela mène plus rapidement à un niveau de décontraction musculaire profond qui permettra ultérieurement de complexifier la forme (la chorégraphie).

Pourquoi modifier les amplitudes de mouvements ?

Travailler certains mouvements avec de plus petites amplitudes permet de développer plus rapidement un bon ajustement postural indispensable à la décontraction musculaire profonde.  Inversement, agrandir d’autres mouvements permet de mieux comprendre le travail du bassin ou d’autres principes fondamentaux du taiji quan.  Ensuite, on peut modifier l’amplitude des mouvements en fonction de ses progrès.

Ne raterons-nous pas des concepts importants en travaillant une forme légèrement plus simple ?

Non.  Il est important de commencer par travailler les bases à un haut niveau afin d’accélérer les progrès initiaux avant de s’attaquer à des éléments plus difficiles à appréhender.

Pourquoi conserver la synchronisation de toutes les parties du corps contrairement à Ma Hong ?

Synchroniser toutes les parties du corps favorise l’apprentissage de l’ajustement postural et de la décontraction musculaire.  Notez que dans ses vidéos, dès que Ma Hong montre une application martiale avec un partenaire, il synchronize toutes les parties de son corps contrairement à ce qu’il fait lorsqu’il exécute la forme (chorégraphie).  Cela suggère que la synchronisation corporelle favorise aussi la génération de force et la rapidité de mouvements essentielles dans un cadre martial.

Pourquoi marquer autant l'absorption de la force de l'adversaire en début de mouvement ?

Il est compliqué de comprendre l’absorption de la force adverse si on n’accentue pas le geste lorsque l’on apprend un nouveau mouvement.  Il est alors très difficile de sentir ce qu’il faut faire dans un exercice à deux ou en situation réelle.  On ne commence à réduire l’amplitude du mouvement d’absorption dans les exercices à deux qu’après avoir compris comment réaliser efficacement cette absorption avec son partenaire.  C’est un concept qu’il vaut mieux exagérer au début dans la forme (chorégraphie) pour le comprendre avant de l’affiner avec un partenaire grâce au contact physique.